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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 23:28

Bonjour à tous et à toutes,

 

comme vous le savez déjà, je vous l'avais expliqué quand j'avais lus les premiers tomes de cette bd, j'ai vraiment accroché, et je vous en présente 3 nouveaux ...

 

j'ai pu constater que ça avait plu à certaines d'entres-vous, j'en avais été assez surprise je dois dire ....

 

comme quoi il n'y a pas que moi qui peut aimer ce genre de lecture  !!!...

 

À propos de l’auteur

Scénariste de la nouvelle vague US, Robert Kirkman est apparu sur la scène comics en 2000 avec Battle Pope, une série iconoclaste réalisée par le dessinateur Tony Moore. Suivra quelques mois plus tard une mini-série, mais c'est avec Invincible – dessiné par Cory Walker – qu'il se fait connaître du grand public.
Remarqué par les grandes maisons d'édition, il a travaillé également sur Marvel Team-Up, Ant-Man, Marvel Zombies, et Ultimate X-men. Il collabore actuellement avec Todd McFarlane sur une nouvelle série intitulée Haunt.
Son intérêt pour le cinéma de genre et son talent pour décrire les relations entre les personnages, à coups de dialogues réalistes et touchants, trouvent leur aboutissement dans The Walking Dead, série créée avec son compère Tony Moore, puis reprise au dessin par Charlie Adlard. Depuis, la série a été adaptée à la télévision et diffusée dans le monde entier.

 

Cela fait bientôt un an que Rick et les siens vivent à l'abri d'une humanité transformée en zombies, derrière les grilles d'un pénitencier abandonné.

Un matin, un hélicoptère survole les environs et se crashe à quelques kilomètres.

Rick, Michonne et Glenn s'arment et partent secourir les survivants. Sur place, ils découvrent une multitude de traces de pas qui leur indiquent la présence d'une autre communauté humaine à proximité...

maintenant que j'avance dans cette BD je constate que la série n'a pas suivi à la lettre les livres,

 

même si on retrouve la trame de l'histoire, certains personnages ont été créés juste pour la série, je ne dirais pas lesquels, au lecteur de le découvrir ....

 

et les histoires sont un peu différentes ... sans rien dévoiler, en ce qui concerne le gouverneur dans la bd il le "sent beaucoup plus passer" que dans la série !!!!

 

ça surprend quand on a commencé à regarder la série, on s'attend en relisant les livres à voir certaines choses arriver, et tout compte fait c'est autrement,

 

mais au bout du compte j'accroche toujours autant aux livres, il faut se détacher de la série en lisant ...

Je vous souhaite une bonne journée et à bientot pour la suite ....

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 23:46

Bonjour à tous et à toutes,

 

Aujourd'hui je vous parle du dernier livre que j'ai lu,

 

L'étrange cabaret .... des fées désenchantées ...

de Hélène Larbaigt, une jeune auteure, qui illustre aussi ce livre ...

 

Nous nous demandons tous et toutes ce que sont devenues les fées et sorcières de notre enfance ...

 

avec ce livre vous le saurez, vous  retrouverez Baba Yaga, Circée, Perséphone,

Bastet, la Gorgone, Mélusine et bien d'autres... dans cet étrange cabaret ...

 

elles se sont retrouvées, et voyagent dans le monde entier, peut-etre que vous les rencontrerez !!!

Grouillant et grinçant, tel un concert de voix dissonantes, il s’avance.
L’Étrange Cabaret, le cirque des curiosités, le spectacle de monstres chimériques, le music-hall des fées désenchantées.

Oserez-vous franchir ses lourdes tentures pourpres pour assister au plus dangereux et délicieux des spectacles ?
Voyagez avec les fées de la Belle Époque, dans les cités du Vieux et du Nouveau Monde, mais méfiez-vous, le Cabaret recèle des secrets qui vous envoûteront… Que s’est-il passé dans la loge 633 que l’on dit hantée, où une fée fut assassinée ? Que cherche réellement Morte Vanité, elle qui fait errer le Cabaret à travers le monde entier ?

Ce livre est un mélange de magie, de steampunk,

il est dans le style de Tim Burton...

                               

 

il est superbement illustré par l'auteure elle-meme ...

vous voyez ci-dessous l'auteure de ce livre (celle qui est assise) ...

j'ai beaucoup aimé ce livre qui m'a été offert par mon fils et sa compagne, ils me connaissent bien , et ont parfaitement su que je l'aimerai ...

 

peut-etre l'aimerez-vous aussi ...

 

je vous souhaite une très bonne journée !!

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 00:09

Bonjour à tous et à toutes,

 

Avant de commencer mon article, je voulais vous remercier de tous vos messages de soutien sur mon dernier article, ça m'a fait vraiment très très plaisir, merci , merci beaucoup  !!!!

 

 

 

Aujourd'hui une lecture qui ne plaira qu'à un très petit nombre d'entres vous je suis certaine ....

 

d'un genre très particulier, en plus c'est une bande dessinée ....

 

"Walking Dead " vous en avez peut-etre entendu parler car c'est aussi une série,

que je regarde aussi , et que j'adore !!

 

pourquoi ça ne vous plaira peut-etre pas ?? et bien parce-que ça parle de zombies ....

 

La série est tirée de la BD, j'ai d'abord regardé la série, et ayant reçu en cadeau de noel les 2 premiers tomes en bd, j'ai eu envie de les lire .....

 

il est vrai que si je n'avais pas vu la série en premier, je ne me serai sans doute pas interessée aux livres, déjà les BD ce n'est pas vraiment mon truc, mais la curiosité a été la plus forte, et je ne suis pas déçue !!!

et la BD est en noir et blanc...

 

j'ai lu les tomes 1 et 2 et j'ai hate de lire la suite ...

C'est l'histoire d'un homme, un policier,  qui se réveille à l'hopital, après avoir passé plusieurs semaines dans le coma, et ce qu'il découvre à son réveil est l'horreur !!!!...

 

l'hopital est désert, mais pas tout à fait, il n'y a plus ni médecins, ni infirmières, où s'ils y sont , ils sont devenus des zombies ...

 

en fait il y a eu un virus sur notre planete qui fait que lorsqu'on meurt on se transforme en ces monstres qui ne cherchent qu'à dévorer les êtres encore vivants ...

il va tenter de retrouver sa femme et son fils ...

 

 

Des BD à ne pas montrer aux enfants, les images peuvent choquer ...

comme vous pouvez le constater sur cette photo comparative entre les images des livres et les photos de la série qui est assez fidèle ...

 

 

Walking Dead se déroule dans un monde envahi par les morts-vivants.

L'origine du phénomène demeure inconnue. Rick Grimes, le héros, tente tant bien que mal de faire survivre son groupe de rescapés dans ce monde hostile et effrayant, cherchant le refuge idéal, l'endroit qu'ils pourront appeler foyer.

Au fur et à mesure que la série avance, les personnages vont évoluer, progresser ; certaines affinités vont alors se créer ainsi que certaines tensions.

 

 

ce que j'aime dans cette histoire, que ce soit en bd ou en série, c'est tout ce qui découle de cette horreur,

évidemment on voit du massacre de zombies, mais ce n'est pas le plus important, en fait on voit la survie de ces hommes qui tentent de résister, car en fait ils livrent une vraie guerre contre ces choses, ils font des rencontres d'autres personnes comme eux qui tentent de survivre, et quelques fois font de mauvaises rencontres, avec d'autres survivants ....

 

 

L'histoire débute lors de l'évasion d'un prisonnier : en tentant de détourner l'attention de celui-ci, Rick, policier à Cynthiana dans le Kentucky, reçoit une balle dans le torse et tombe dans un profond coma. Quand il se réveille deux mois plus tard, il est allongé sur un lit d'hôpital, complètement seul.

Personne ne répondant à son appel, Rick décide de se lever. Il déambule dans les couloirs ; tout est sens dessus dessous et il n'y a pas âme qui vive.

En ouvrant les portes de la cafétéria de l'hôpital, il se retrouve face à une dizaine de morts-vivants. Il s'en tire de justesse après s'être fait attaquer.

Il retourne chez lui et trouve sa maison abandonnée, saccagée ; quelqu'un lui assène alors un coup de pelle sur le crâne, ce qui l'assomme. À son réveil, il apprend que la personne qui l'a frappé est en fait un enfant du nom de Duane qui pensait que Rick était un mort-vivant.

Après une brève présentation, le père de Duane, Morgan, explique à Rick ce qui s'est passé durant son coma : la civilisation a été anéantie par une horde de morts-vivants. Morgan et Duane se sont installés chez le voisin de Rick en attendant que le gouvernement envoie des secours.

Rick emmène alors Morgan et Duane au poste de police de la ville. Il les autorise à accéder à l'armurerie et leur offre une voiture de police, espérant que tout ceci les aidera à survivre. Rick décide ensuite de partir pour Atlanta, persuadé que sa femme Lori et son fils Carl sont allés là-bas, obéissant aux instructions du gouvernement.

Même si c'est une lecture particulière, je voulais vous en parler,

très différent de ce que je lis habituellement, bien que je lise du "Stephen King", et que c'est par moment un peu dans le même style ...

 

en fait, je n'ai pas résisté à l'envie de m'acheter le 3e tome ...

 

sans trop en dévoiler, je peux quand même vous dire que ....

 

Rick et son groupe trouvent refuge dans une prison, une aubaine, les clotures qui entourent la prison devraient pouvoir les proteger des zombies .... ils devraient pouvoir y rester en attendant que le gouvernement trouve une solution à ce problème ....

 

je vous souhaite une très bonne journée, et peut-etre que je vous parlerai de la suite un jour .....

 

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 00:43

Bonjour à tous et à toutes,

 

Me revoilà pour vous parler du dernier livre que j'ai lu ...

 

"La colline aux esclaves" de Kathleen Grissom

               

 

 

 À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions...

En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle.

Mais c'est Mama Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d'autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine.

Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.

c'est une magnifique histoire, nous suivons Lavinia, depuis sa petite enfance, elle a 6 ans quand elle est recueillie, jusqu'à l'age adulte ...

l'histoire nous est racontée , tantôt par Lavinia, tantôt par Belle ...

c'est très facile à lire, très bien écrit, nous suivons la vie des esclaves, mais aussi des blancs de "la grande maison", et Lavinia petite fille blanche qui se retrouve entre ces deux mondes ...

et le fait que ce soit raconté par 2 personnes différentes du roman, nous permets de mieux ressentir les choses je trouve ... d'avoir 2 points de vue différents ...

 

Kathleen Grissom est née au Canada et vit aux Etats-Unis. Aujourd'hui, elle et son mari sont installés dans une ferme en Virgine.
La batisse, construite dans les années 1830, a intrigué Kathleen Grissom qui s'est lancée dans des recherches.

Ce roman est le fruit de ses investigations et de sa passion pour l'écriture .

 

Ce printemps 1791, je ne comprenais pas que le traumatisme que j'avais subi m'avait fait perdre la mémoire.

Tout ce que je savais,   c'était qu'à mon réveil, coincée entre les caisses et les bagages, terrifiée, je n'avais aucune idée de l'endroit où je me trouvais, ni même de mon prénom.

J'étais frêle après des mois de voyage pénible et , quand l'homme me souleva pour me sortir du chario, je m'agrippai à se larges épaules. Il refusa mon étreinte et détacha mes bras pour me poser à terre. je me  mis à pleurer en levant les mains vers lui, mais il me poussa doucement vers le vieil homme noir qui se pécipitait à notre rencontre.

- Jacob, emmène-la. Donne-la à Belle. Elle l'aidera à la cuisine .

 

                   

J'ai adoré ce livre, c'est un livre très touchant, émouvant même, il me faisait monter les larmes ....

 

je vous le conseille, pour ceux et celles qui aiment ce genre d'histoire , car même si ça sort de l'imagination de l'auteure, on imagine facilement que ça se passait plus ou moins comme ça à l'époque ....

 

je ne sais pas si je vous aurai donné envie de le lire...

je vous souhaite une très bonne journée et à bientot pour d'autres lectures !!!

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 00:28

Bonjour à tous et à toutes,

 

Il y a quelques semaines maintenant je m'étais inscrite sur une chaine du livre, sur un blog ...

 

même si je ne lis pas beaucoup, vous le savez j'aime bien lire quand meme !!!

 

et l'idée qu'un livre se promène de blog en blog , je trouve ça assez sympa ...

 

pour celà je me suis inscrite sur le blog de Florence , je vous mets le lien ci-dessous ...

vous y trouverez une liste de livres, vous en choisissez un, et vous vous inscrivez par un commentaire ....

 

moi j'avais choisi "Charly 9" de Jean Teulé de qui j'avais déjà lu "le Montespan" que j'avais adoré ...

 

je vous en avais parlé ici (clic sur le lien ci-dessous)

Donc cette fois j'ai lu de lui "Charly 9"

et une fois de plus je n'ai pas été déçue !!!

avec Jean Teulé, on ne lit pas l'histoire, on la vit !!!

 

on découvre une fois de plus l'envers du décor,

     

 

 

Charles IX fut de tous nos rois de France l’un des plus calamiteux. A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l’Europe entière. Abasourdi par l’énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous. Pourtant, il avait un bon fond.

 

Il est vrai que Charles IX ne fut pas un roi comme les autres et qu'il n'aurait pas laissé un grand souvenir s'il n'avait ordonné, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy, carnage qui horrifia l'Europe, à l'exception du pape et des Espagnols qui y virent, eux, la bienheureuse volonté de Dieu. Cette décision n'était pas la sienne mais celle de sa mère, la redoutable Catherine de Médicis qui utilisa toute sa vie sa nombreuse progéniture pour assouvir son appétit dévorant de pouvoir : dès qu'un de ses fils mourait , elle poussait illico le suivant sur le trône de France. Charles IX avait 24 ans à l'époque, et il ne possédait ni la cruauté ni la détermination, ni la force morale d'assumer un crime aussi horrible. Accablé par le poids de sa faute, il sombra dans une folie qui le conduisit en quelques mois à la maladie et à la mort. C'est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique. Avec la verve qu'on lui connaît, il décrit les extravagances de ce malheureux jeune homme : la manière dont il coursait furieusement des lièvres qu'il délivrait dans les appartements de sa maîtresse ; comment il massacrait le bétail, la basse-cour et tous les animaux des fermes où le hasard de ses errances le conduisaient, comment il empoisonna une partie de la population en lui offrant du muguet le 1er mai, ce qui, en ces temps de famine, poussait ses sujets à manger cette fleur vénéneuse qu'il croyait être une sorte de salade ; comment il permit l'invention du poisson d'avril en officialisant le changement de date du début de l'année du 1er avril au premier janvier ; comment il crut remplir les coffres vides du royaume en fabriquant de la fausse monnaie... et bien d'autres folies encore, aussi saugrenues que sanglantes.

C'est sa mère Catherine de Médicis qui est régente du royaume de France , alors que Charles IX est très jeune lorsqu'il monte sur le trône alors que nous sommes en plein conflit entre catholiques et protestants ...

 

elle réussit à le convaincre de signer pour la bataille de la St Barthélémy,

mais Charles IX ne s'en remettra jamais ... il en deviendra fou ....

au point d'organiser des chasses à courre dans le château du Louvre

 

Pour essayer de se faire aimer de son peuple, il décide d'offrir du muguet pour le 1er mai.

Mais il n'avait pas prévu que le peuple, affamé, le mangerait et mourrait empoisonné!

 

il est aussi à l'origine du poisson d'avril, et de la fête du premier janvier ...

 

Ce "pauvre homme" a beaucoup de morts sur la conscience, quelques fois en pensant faire le bien !!!

en fait on a pitié de lui !!!

 

un livre très interessant, parfois cocasse, comme sait si bien le faire Jean Teulé !!

 

 

Comme vous l'aurez compris j'ai adoré !!!

 

un livre à offrir ou à s'offrir, ou alors n'hésitez surtout pas à vous inscrire sur le blog de Florence pour pouvoir le lire, je me ferai un plaisir de vous l'envoyer et donc de continuer cette chaine !!!

 

Je vous souhaite une très bonne journée !!

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 01:16

Bonjour à tous et à toutes,

 

Et oui aujourd'hui un article pour vous parler d'un des derniers livres que j'ai lu ...

"Madame Campan" de Inès de Kertanguy

 

 

Mais avant tout je tenais à vous remercier pour les bons voeux que vous m'avez laissés sur mon précédent article, j'ai vraiment été très touchée !!! je n'ai pas encore eu le temps de répondre à tous mes coms, mais je vais essayer ....

 

Madame Campan a traversé plus de quarante ans de l'histoire de France dans l'intimité et le secret des grands.

Ayant reçu une éducation brillante, elle entre au service des soeurs de Louis XV, puis s'attache à la personne de Marie-Antoinette.

Cette femme lettrée fait preuve d'un dévouement total envers le couple royal, jusqu'à leur mort, sous la Terreur.

Après la Révolution, elle retourne à sa vocation première pour les études et l'éducation en fondant une école pour jeunes filles à Saint-Germain-en-Laye avec la bénédiction de Napoléon. Sa renommée est aussi grande que celle de certaines de ses élèves : la reine Hortense ou Pauline Borghèse, par exemple.

Madame Campan nous fait découvrir sous un jour nouveau ces temps agités, à travers le regard toujours acéré et parfois indiscret d'un témoin privilégié de la petite et de la grande Histoire.

Elle rend compte avec beaucoup d'acuité des intrigues de Cour et de la vie quotidienne à Versailles, puis aux Tuileries.

À partir de ses Mémoires et de sa correspondance, Inès de Kertanguy évoque un personnage arrachant dont le témoignage révèle des dizaines d'anecdotes savoureuses.

http://www.musee-legiondhonneur.fr/

           

Extrait de l'introduction UNE FEMME «VRAIE»

En 1820, Mme Campan a atteint ses soixante-cinq ans. Malgré son âge, elle a encore grand air sous son bonnet de dentelle à coques de rubans ; bonnet qui cache désormais ses cheveux blancs. Assise à son bureau, une plume d'oie à la main, Henriette médite sur toutes ces années écoulées qui sont allées grossir le fleuve du temps qui passe.

Même si Dieu lui accordait de revivre les années enfuies, cela ne changerait rien à son attitude. Elle n'a aucun reproche à se faire ; elle le jure !

Si ses contemporains, jaloux de sa réussite, ne veulent l'admettre, elle compte sur la postérité pour lui rendre justice. Le coeur navré mais l'âme sereine, parvenue au seuil de la vieillesse, elle pense aux malheurs qui l'ont assaillie comme aux bonheurs qui lui ont été donné de connaître. Lesquels surpassent les autres ? Une seule certitude : jamais sa vie n'a été tiède.

Une destinée exceptionnelle l'a placée près des têtes couronnées.

Elle a côtoyé les plus grands de son temps. Elle a connu Versailles à l'époque de sa splendeur. Dans les fastes, sous les dorures, elle a servi Marie-Antoinette vingt années durant. Elle l'a connue dauphine puis reine, enfin mère d'enfants royaux.

En qualité de femme de chambre, elle l'a accompagnée dans ses moments de gloire, mais aussi dans ses moments de chagrin et de peine. Enfin, elle l'a soutenue dans son malheur autant qu'elle l'a pu. Et, contrairement à ce que disent ses adversaires, elle lui est restée fidèle jusqu'au bout.

Elle a assisté, impuissante, à la folie meurtrière qui s'emparait des esprits. Les jaloux pourchassaient ceux qui avaient approché la reine de trop près. Par sa charge, Henriette Campan était de ceux-là.

Ruinée, une partie de sa famille décimée, elle n'a pas voulu fuir à l'étranger comme bon nombre d'aristocrates.

La Terreur passée, elle songe à gagner sa vie. C'est urgent ; mais comment ?

C'est alors qu'une idée point : les pensionnats, tenus pour la grande majorité par des religieuses, ont été contraints de fermer... Dans ce désert de l'éducation tout est à reconstruire, à repenser.

Elle décide de créer un internat pour jeunes filles. L'éducation ! voilà le maître mot. Henriette Campan n'oublie pas qu'elle a dû son élévation à sa seule éducation qui a fait d'elle une enfant exceptionnelle, puis une jeune fille remarquée dans les meilleurs cercles versaillais, et ce, malgré une extraction bourgeoise.

En ce milieu du XVIIIe siècle, on s'occupait peu d'orner l'esprit des jeunes filles. Mais les temps changent ; elle entend donner une place prépondérante à la femme dans la société qui s'annonce. Catholique convaincue, elle se veut aussi éveilleuse d'âmes.

À quarante-deux ans Henriette repart de zéro. Inspirée de l'exemple de Mme de Maintenon, elle va se consacrer à l'instruction des générations montantes que les temps déchirés ont laissées à l'abandon. La Révolution ayant détruit la religion, les principes et les institutions, il y a tout à reconstruire mais... avec modernisme ! Inventer, faire du neuf tout en gardant les traditions dans ce qu'elles ont de meilleur ...

voilà en quoi réside le génie de cette femme.

 

extrait trouvé sur Amazon.Fr

http://traveltoeat.com/

 

J'ai trouvé ce livre très interessant parce-qu'on apprends beaucoup de choses sur l'envers du décor, sur les coulisses ...

 

par contre je n'ai pas aimé comment c'est raconté, c'est une interprétation de l'auteur d'après les écrits de Mme Campan, donc une 2e personne qui raconte et ça m'a dérangé ...

 

en plus j'avais l'impression de lire un livre d'histoire, et ça c'est quelque chose que je n'aime pas trop ...

mais bien entendu c'est un avis tout à fait personnel,

peut-etre que certain(e)s d'entres vous l'auront lu et l'auront plus apprécié ...

 

mais comme je vous le disais ça reste un livre très interessant pour peu qu'on s'interesse un peu à l'histoire de France, car ce n''est pas le genre de chose qu'on apprend dans les livres ...

 

si ce n'est la façon dont ça été raconté , ça reste un très bon livre que je ne regrette pas d'avoir lu, au moins je l'ai fini,

 

ce qui n'est pas le cas d'un autre livre que je n'ai jamais réussi à finir, sur Anne de Bretagne,  il faudra que je vous en parle un de ces jours .....

 

je vous souhaite une très bonne journée et à bientot pour de prochaines lectures ....

 

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 01:19

Bonjour à tous et à toutes,

 

Aujourd'hui je vous parle d'un livre, dont j'avais beaucoup entendu parler sur les blogs, sans savoir exactement de quoi  ça parlait,

sauf que c'était "un livre érotique pour femmes" ...

 

à part ça pas trop de détails ...

50 nuances de Grey de E.L James

 

 

la curiosité étant la plus forte, même si je ne lis pas ce genre de livre, je me suis laissée tenter , faut pas mourir idiote comme on dit !!!

voilà un rapide résumé du début du livre ...

 

 

Anastasia Steele accepte de remplacer sa colocataire malade, Katherine, pour interviewer l'homme d'affaires et milliardaire Christian Grey.

Jeune PDG séduisant et mystérieux, ce dernier l'intimide.

A sa grande surprise, Christian Grey vient la voir au magasin où elle travaille, prétextant des achats. Très attirée par lui, elle se verra rapidement devenir sa soumise.

Pour cela un contrat va être rédigé pour permettre de définir les règles de ce jeu dangereux. Cependant, ce contrat devient souvent un sujet tabou et sera changé sans cesse.

À mesure que leur relation progresse, la jeune et innocente Ana est confrontée à un tout nouvel univers aux côtés du riche entrepreneur. Christian a cependant une face sombre : il est adepte du BDSM . La jeune femme doit alors décider si elle est prête ou non à entrer dans cet univers.

 

 

Le sigle BDSM (pour « Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sadomasochisme ») désigne une forme d'échange contractuel utilisant la douleur, la contrainte, l'humiliation ou la mise en scène de divers fantasmes dans un but érogène. Au centre des pratiques sadomasochistes et fondé sur un contrat entre deux parties (pôle dominant et pôle dominé), le BDSM fait l'objet de pratiques très variées.

 

un livre assez particulier faut bien le dire, très "chaud" je dirai, qui rentre dans les détails des scènes sexuelles ....

mais je trouve bien écrit, pas porno , et pas vulgaire ...

 

on a bien le ressenti des héros de ce livre, qui ont été au départ calqués sur les personnages de "Twilight" , la jeune femme fragile , face à l'homme dangereux ....

vous en saurez plus en allant sur wikipédia (ci-dessous)

 

l'héroïne Anastasia, je la trouve un peu "nunuche" quand même , un rien la fascine chez lui, le moindre petit geste et elle fond !!!

et le héros Christian Grey, beau ténébreux, mystérieux ...

mais sur'homme faut bien le dire ... ou alors ... il s'exite dès qu'elle se mordille la lèvre, et à peine il a fini qu'il peut recommencer !!!

je vais en faire rêver quelques unes je suis sure mdr !!!

 

tout ça pour dire que je ne suis quand meme pas en extase devant ce livre, mais très curieuse de voir ce qui se passera ensuite ...

on reste sur notre faim à la fin de ce livre ...

je ne sais pas encore si je m'achèterai le 2e, j'ai déjà tellement de livres à lire , mais je suis assez tentée .... j'aimerai bien savoir ce qui va se passer ensuite !!!

 

un film est prévu pour 2015 ....

si vous etes un peu curieuse, je vous met la bande annonce du film sur le lien ci-dessous,

je trouve que les acteurs sont tout à fait comme je me les imaginais ...

 

 

peut-etre que vous aussi, vous  serez assez curieuse pour essayer ce style de livre ....

 

 

 

je vous souhaite une très bonne journée et à bientot pour de prochaines lectures !!!

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 00:34

Bonjour à tous et à toutes,

 

Aujourd'hui je vous parle du 3e et dernier tome de la saga 'Les filles de Caleb"

 

Un livre que je ne connaissais pas, contrairement aux deux premiers ...

Un livre qui a une valeur toute particulière pour moi , puisqu'il m'a été offert par ma copinette Rose, lors de notre rencontre à Quebec ...

un livre en plus de tout ce qu'elle m'avait déjà offert ... voir lien ci-dessus ...

 

j'y ai même glissé une feuille d'érable que j'avais ramassée sur place, elle a un peu souffert pendant le voyage, mais elle me vient du Canada !!!

un peu verte mais c'est déjà bien !!!

vous allez sans doute me trouver sentimentaliste, mais je suis comme ça, une simple petite feuille peut me faire grand plaisir,

 

je vais essayer de la plastifier pour me servir de marque-pages, pour cette trilogie ...

Mes lectures - "Les filles de Caleb" tome 3- Elise ou l'abandon de la mésange

mais bon .... si je vous parlais du livre, ce serait sans doute plus interessant pour vous ....

 

 

Ce dernier volet des Filles de Caleb nous transporte à l'hiver 1958, alors que Blanche franchit le cap de la cinquantaine, entourée de ses deux filles, Élise et Micheline.

Avec elles, nous traversons les trépidantes années soixante, puis les turbulentes années soixante-dix, pour suivre leur destinée jusqu'en 1992.

Si la «mésange» qu'est Élise vit à Montréal avec sa mère et sa sœur, c'est de campagne que rêve cette citadine.

Un séjour chez des amis fermiers de son père pourrait bien lui permettre de réaliser son idéal, sans compter que là-bas, dans cette maison, l'attend le plus beau garçon qu'elle ait jamais vu...

                                     

« Fin des années cinquante à Montréal : période transitoire où les pionnières du début du siècle cèdent la place à ces femmes de l’après-guerre qui grandiront en même temps que la révolution tranquille.

Tout sépare pourtant Micheline et Elise, les filles de Blanche Lauzé.

La première, avocate, arbore l’étendard féministe, collectionne les amants et rejette tout conformiste, l’autre, amoureuse de l’amour, rêve de nature et de maternité.

Trompée, délaissée, reprise et comblée, la douce Elise avance en aveugle dans un monde en perte de repères.

Avec Elise, Arlette Cousture mène à son terme la grande saga des Filles de Caleb, explorant avec nuance et sensibilité le dilemme des femmes écartelées entre leur attachement aux valeurs traditionnelles et leur soif de liberté.

A travers le destin exemplaire d’Elise, elle décrit une quête acharnée du bonheur dans laquelle beaucoup se reconnaîtront »

 

comme vous l'aurez compris cette fois ce sont les filles de Blanche que nous suivons, deux soeurs complètement différentes,

 

 

Tout sépare pourtant Micheline et Elise, les filles de Blanche Lauzé. La première, avocate, arbore l'étendard féministe, collectionne les amants et rejette tout conformisme, l'autre, amoureuse de l'amour, rêve de nature et de maternité. Trompée, délaissée, reprise et comblée, la douce Elise avance en aveugle dans un monde en perte de repères.

Elise qui nous fait penser à Emilie et Micheline qui elle est beaucoup plus moderne, beaucoup plus avec des moeurs beaucoup plus libres ...

                          

ce 3e tome est beaucoup plus actuel, il se déroule entre l'été 1958 aux années 90, on y fait référence dans le livre à des films ou des séries, ou évenements politiques que nous avons connus ...

 

j'ai bien aimé aussi  ce 3e tome, qui parle essentiellement d'Elise, qui a une vie aussi bien difficile ...parfaite héritière de sa grand-mère Emilie ...

 

 

En 1958, Blanche fête ses 50 ans et vit à Outremont avec ses filles Élise et Micheline. Élise, conductrice de calèche sur le mont Royal, rêve de vivre à la campagne, tandis que Micheline se montre plus audacieuse et choisit de faire son droit.

Élise rencontre un couple d'origine belge, les Vandersmissen, et tombe amoureuse de leur fils Côme, un jeune étudiant en agronomie.

Les trépidantes années 1960 et 1970 apporteront beaucoup de changements dans la vie des deux femmes. Elles devront s'adapter à un monde en pleine évolution où la pilule contraceptive fait son apparition et où l'homme marche sur la Lune.

Mais les innovations du siècle ne combleront pas Élise sur le plan affectif, et celle-ci devra puiser dans ses forces intérieures pour retrouver le sentier du bonheur.

 

J'espère que je vous aurai donné envie de lire ce 3e tome ....

 

 

Je vous souhaite une très bonne journée et à bientot !!

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 23:58

Bonjour à tous et à toutes,

 

Me voilà pour vous reparler de la trilogie "Les filles de Caleb" ...

 

souvenez -vous je vous avais parlé du tome 1

 "Emilie la passion d'une vie"  voir le lien ci-dessous ...

Cette fois je vous parle de la suite "Blanche (version française) - le cri de l'oie blanche (version canadienne)"

 

Nous y retrouvons Emilie, qui aborde la cinquantaine assez difficilement,  mais petit à petit nous apprenons à connaitre sa fille Blanche ...

 

 

 Dans ce deuxième volet de la trilogie Les Filles de Caleb, c'’est la fille d’'Émilie, Blanche Pronovost, qui nous entraîne sur les chemins aventureux de sa vie.

Blanche rêve de médecine et si elle vient à Montréal au début des années trente afin d’y suivre un cours d'’infirmière, c’'est toutefois en Abitibi qu’elle ira pratiquer le métier qui la passionne.

À La Sarre, dans son dispensaire « confortable et sans richesse », elle sera appelée à relever les défis les plus inattendus, parmi une population durement éprouvée. Dans la froideur de l’'hiver abitibien, Blanche croisera un sourire irrésistible qui lui donnera à penser que « son hiver venait de fondre ». C’'est celui d'’un Franco-Manitobain au sens de l’humour irrésistible, Clovis Lauzé…

Même si j'ai plus aimé le premier tome, je l'ai meme adoré .... j'ai quand meme apprécié de lire le second,

je les ai trouvés très différents,  tout en étant semblables, car ces deux femmes se battent chacune à leur manière pour se faire reconnaitre en temps que femme, ce qui n'était pas évident à cette époque,

 

 

Fille d'Émilie et d'Ovila Pronovost, Blanche, sous une apparence douce et réservée, possède la même farouche détermination que sa mère.

À dix-sept ans, elle quitte son village pour la ville avec une seule idée en tête : devenir médecin.

Mais le destin semble lui résister en ce début de siècle où l'homme est roi et maître.

L'université refusant de l'admettre à la faculté de médecine, elle se résigne et devient infirmière dans un grand hôpital de Montréal.

L'amour va se présenter plus d'une fois à Blanche, mais elle refusera de devenir l'ombre d'un mari.

Sa condition la fait souffrir et elle va même jusqu'à douter de sa raison de vivre. Parviendra-t-elle à concilier amour et vocation?

Blanche repart à zéro et se lance à l'aventure comme infirmière de brousse en Abitibi, où elle est seule à soigner des centaines de colons qui l'appellent «Docteur Pronovost». Elle y fera la rencontre de Clovis, celui qui l'accompagnera sur la route qu'elle s'est tracée pour elle, à son heure!

j'ai trouvé sur le net, des photos des lieux où ont vécu la famille d'Emilie,

 

c'est un groupe qui s'est promené sur les traces de la famille Bordeleau-Pronovost ...

peut-etre que ça interessera ceux et celles d'entres vous qui auront envie de lire ces livres ...

Je ne sais pas si je vous aurai donné envie de lire cette suite, mais je vous souhaite une très bonne journée !!

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:39

Bonjour à tous et à toutes,

 

Me revoilà pour vous parler du dernier livre que j'ai lu

 

Annie Girardot "la mémoire de ma mère" de Giulia Salvatori

 

                      

Giulia Salvatori étant la fille d'Annie Girardot

 

En 2010, dans une déclaration médiatique dans le cadre de la journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer, sa fille déclare qu'Annie Girardot ne se souvient plus avoir été actrice, en raison de la maladie dont elle souffre et ajoute :

"Si j’ai un message à faire passer, c’est de ne plus essayer de rencontrer Annie Girardot, d’avoir une dernière photo...Si vous avez aimé maman, surtout, il faut lui foutre la paix, garder d’elle une belle image"

 

je vous mets ci-dessous quelques extrait du livre trouvé sur "l'express.fr", vous trouverez le lien plus bas si vous voulez d'autres extraits ...

 

c'est un livre très touchant, Giulia raconte la descente de sa mère , vers cet enfer ... qui mène à la perte de la mémoire,

 

mais on fait aussi connaissance avec Annie, je la connaissais comme actrice, mais pas comme femme, et dans ce livre on la voit en tant qu'épouse, maitresse et maman, une autre façon de connaitre cette grande actrice ...pleine de générosité, trop grande générosité d'ailleurs !!!

 

ce n'est pas un livre larmoyant, je le craignais un peu mais ce n'est pas le cas, et il a été écrit du vivant d'Annie, (en 2006 il me semble) 

celle-ci étant décédée en février 2011

 

 

[...] Je suis réveillée par Annie qui arrive près de mon lit en déshabillé, complètement surexcitée.

Je regarde ma montre: il n'est pas encore 7 heures, et je suis dans le potage.

- Giulia, la télé de ma chambre ne marche pas. Je croyais que tu l'avais fait réparer.

- Mais si, elle marche! Hier soir, tu l'as regardée.

- Viens voir, ce n'est pas Télématin...

- Maman, on est en Italie ici, c'est la télévision italienne. On ne reçoit pas la télé française. Du moins, pas encore...

- A cette heure-ci, il y a Télématin. Ne me raconte pas n'importe quoi! Je ne suis pas folle! Télématin avec William Leymergie sur la 2. J'ai appuyé sur la 2 et ce n'est pas Télématin.

- Non, c'est la deuxième chaîne italienne. Maman, on est en Sardaigne, voyons. Tu commences à m'inquiéter...

Ses yeux passent soudain de la colère à une espèce de vide. Puis, comme si la machine se remettait en marche, son regard redevient de velours et une lueur gaie brille à nouveau dans ses prunelles.

- Bon, qu'est-ce que je fais ici, moi? Elle regarde sa montre et sursaute.

- Il est à peine 7 heures! Je vais me recoucher. Pourquoi je me suis levée si tôt? Tu m'as appelée, ma chérie ?

                                *********************************************

 

Le temps des rumeurs

La rumeur a été dévastatrice, imparable et odieuse. Elle a pris corps peu à peu dans un milieu où la compassion n'existe guère... sauf lorsqu'il s'agit de l'exhiber à la télé.

Je ne sais pas qui est le premier - ou la première - à avoir balancé le ragot, mais il s'est vite répandu comme une traînée de boue.

La Girardot picole! La Girardot est une poivrote!

La maladie commençait à progresser chez maman et nous n'étions au début qu'un tout petit nombre de proches à nous en apercevoir. Sans oser nous l'avouer, sans vouloir en parler.

En revanche, maman continuait à rencontrer beaucoup de monde et il est exact qu'en société son discours devenait parfois étrange et son comportement surprenant. Il lui arrivait aussi de ne pas reconnaître certaines personnes, ou d'utiliser un mot pour un autre.

                                             *************************************

 

Baignade en Sardaigne

Elle est là, la tête baissée, la joue pressée contre le montant métallique, les deux mains accrochées aux échelons de bois. Je ne vois pas son regard, elle cache son visage.

- Maman, qu'est-ce que tu as? C'est une crampe?

- Non, ça va.

- Tu veux remonter sur le bateau?

- Oui. Je veux remonter. [...]

OK. Tu n'as pas besoin que je t'aide, quand même!

- Si, aide-moi... Je ne sais plus comment on fait pour remonter.

- Comment ça, tu ne sais plus?

- Je sais plus. Mes jambes, elles n'obéissent plus.

Un très beau livre à lire .....

 

Et pour finir, une des positions préférées de Domino !!!

Domino qui prend le soleil ....

Domino qui prend le soleil ....

Je vous souhaite une très bonne journée, et une bonne lecture !!!

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 00:02

Bonjour à tous et à toutes,

 

Me revoilà, je vous avais dit que je ne partais pas tout de suite ....

pour vous parler d'une autre saga que j'ai lue il y a plusieurs années ...

 

"Le cercle de pierre" de Diana Gabaldon

 

 

saga - "le cercle de pierre"

saga - "le cercle de pierre"

et pour vous mettre encore une fois en appétit , un résumé du début du premier tome ....

 

 

Ancienne infirmière de l'armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse, où elle s'efforce d'oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front...

Au cours d'une promenade sur la lande, la jeune femme est attirée par des cérémonies étranges autour d'un menhir.

Elle s'en approche, et c'est alors que l'incroyable survient : Claire est précipitée deux cents ans en arrière.

1743. L'Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais. Claire se retrouve plongée au coeur d'un monde inconnu, fait de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent.

Heureusement, sa route croise celle de Jamie Fraser, un Ecossais au grand coeur. Happée par cette nouvelle vie palpitante, Claire saura-t-elle revenir à son existence d'autrefois, désormais si lointaine ?

encore une saga qui vous fera voyager dans le temps et vivre avec Claire de sacrées aventures ....

 

inutile de vous dire que j'avais adoré !!!

 

mais  comme vous avez pu le constater, j'aime les livres qui me font voyager sur la planete ou dans le temps ....

 

il faut absolument que je retrouve le temps de lire, car j'en ai beaucoup en réserve !!!!

 

mais en attendant il y en a pas mal que j'ai lu et dont je vous parlerai ...

J'espère que je vous aurai donné des idées de lecture pour cet été...

 

je vous souhaite une très bonne journée et à bientot !!!

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:53

Bonjour à tous et à toutes,

                        

         

Aujourd'hui je vous parle du dernier tome des "Hunger games"

 

une fois de plus j'ai beaucoup aimé, en fait j'ai beaucoup aimé la trilogie

Résumé :

Je m’appelle Katniss Everdeen. Je devais être morte. Maintenant je vais mener la révolte.

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance.

Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair. Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir.

 

Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

 

Ce j'ai aimé dans ce livre c'est toutes les questions que se pose Katniss,

 

qui sont ses vrais ennemis, le président Snow, le capitole, oubien tous ceux en qui elle avait confiance .... elle ne sait plus qui manipule qui ... 

 

pour le savoir vous devrez lire ce livre !!!...

 

j'avais hate d'arriver à la fin du livre, pour savoir ce qu'il allait advenir de Katniss et de ses proches ...

Je vous souhaite une très bonne journée, et je vous souhaite un bonne lecture !!!!

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 23:29

Bonjour à tous et à toutes ,

 

Pour cet été je vais vous donner des idées de lecture pour ceux ou celles qui ne sauraient plus quoi lire,

 

je vous parlerai d'autres livres que j'ai lu, certains il y a longtemps .... de quoi vous occuper, d'autant que je vais moins publier cet été ....

 

Mais je vais avoir l'occasion de vous faire voyager !!!!....

 

aujourd'hui je vais vous parler d'une saga que j'avais adorée ...

 

"Les enfants de la Terre" de Jean M. AUEL

 

je l'ai lue il y a plusieurs années, il n'y a que le dernier tome que j'ai lu plus récemment, et qui n'apparait pas sur la photo ci-dessous avec tous les tomes ...

 "Le pays des grottes sacrées"  1ere et 2e partie...

 

saga les enfants de la terre

saga les enfants de la terre

Quelque part en Europe, 35 000 ans avant notre ère.

Petite fille Cro-Magnon de cinq ans, Ayla est séparée de ses parents à la suite d'un violent tremblement de terre. Elle est recueillie par le clan de l'ours des cavernes, une tribu Neandertal qui l'adopte, non sans réticence, ayant reconnu en elle la représentante d'une autre espèce, plus évoluée.

Iza, la guérisseuse, Brun, le chef et Creb, le magicien lui enseignent les règles de la vie communautaire, leurs rites, leurs peurs, leurs audaces.

Mais Ayla, la fillette blonde aux yeux bleus les surprend par sa puissance de raisonnement qui lui permet de s'adapter, de réagir rapidement et de ne pas être totalement dépendante de son environnement. Une différence qui ne tarde pas à faire d'elle une menace pour tout le clan, et à attiser la convoitise de Brud, le fils du chef...

un début juste pour vous mettre en appétit, car je ne peux pas vous mettre le début de chaque livre qui pourrait vous dévoiler certaines choses ...

 

mais ça parle du périble de Ayla, qui va rechercher ses semblables , et vivre tout un tas d'aventures, faire des découvertes , faire de nouveaux apprentissages ....

 

de quoi vous occuper une partie de l'été si vous vous décidez à lire cette saga .... un sacré voyage dans le temps !!!

 

Je vous souhaite une très bonne journée et bientot pour d'autres idées de lecture ...

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 23:14

Bonjour à tous et à toutes,

 

Me revoilà pour la suite des "hunger games", le tome 2 ...

 

       

  Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire.

Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem.

Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. À l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…

                                                            *****************

Katniss reçoit la visite de Snow, le président de Panem : elle doit profiter de la tournée des vainqueurs pour apaiser le soulèvement que son acte de rébellion (à la fin des derniers jeux) a provoqué.

Sinon, tous ses proches seront exécutés.

Elle doit aussi épouser Peeta, afin de prouver qu’il ne s’agissait pas d’un défi jeté à la face du Capitole, mais d’un acte passionnel.

Voilà Katniss pieds et poings liés, entre un amoureux « officiel » qu’elle n’aime pas et un ami intime qui lui a déclaré sa flamme…

Quoi qu’il en soit, les jeux vont reprendre et, comme tous les 25 ans, il s’agit d’une édition spéciale d’expiation, la forme la plus cruelle des Hunger Games. Le Capitole ne laissera pas passer cette occasion de faire éclater sa vengeance...

                                     -affiche du film-

 

Voilà un 2e tome que je viens de finir, et qui m'a donné envie de lire le 3e .... J'ai adoré !!!!

 

Je ne sais pas si je vous aurai donné envie de lire cette suite,

 

je vous met un extrait du livre ...

Je serre la flasque au creux de mes mains, même si la chaleur du thé s'est dissipée depuis longtemps dans l'air glacé. J'ai les muscles raidis par le froid. Si une meute de chiens sauvages me tombait dessus en cet instant, il y aurait peu de chances que je réussisse à grimper à temps dans un arbre. Je ferais mieux de me lever, de marcher un peu, de me dégourdir les jambes. Mais je reste immobile, assise sur cette pierre, face à l'aube qui éclaire peu à peu la forêt. On ne peut pas lutter contre le cycle du soleil. Je me contente de l'observer, impuissante, tandis qu'il me précipite dans une journée que j'appréhende depuis des mois.

À il, son instinct pour deviner avec précision le passage du gibier. C'est plus que de l'expérience. Il a un véritable don. Comme celui qui me permet d'abattre mes proies d'une seule flèche, dans une obscurité quasi complète. midi, tout le monde débarquera chez moi, au Village des vainqueurs. Journalistes et cameramen seront venus en force du Capitole. Il y aura même Effie Trinket, mon ancienne hôtesse. Je me demande si elle aura toujours la même perruque rose, ou si elle aura choisi une autre couleur tout aussi ridicule pour notre Tournée de la victoire. De nombreuses personnes m'attendront également : du personnel qui sera aux petits soins pendant toute la durée du voyage, une équipe de préparation pour me pomponner lors de mes apparitions publiques ; et mon styliste et ami, Cinna, le créateur de ces tenues à couper le souffle qui m'ont tout de suite valu l'attention du public dans les Hunger Games.

Si cela ne tenait qu'à moi, j'essaierais d'oublier complètement les Jeux. Je n'en parlerais plus jamais. Comme si tout cela n'avait été qu'un mauvais rêve. Mais c'est impossible, à cause de la Tournée de la victoire, qui se déroule, traditionnellement, à mi-chemin entre deux éditions des Jeux. C'est une manière pour le Capitole de raviver et d'alimenter l'horreur des Hunger Games au sein des districts. Non seulement ils se rappellent à nous chaque année, mais on nous oblige en plus à célébrer l'événement. Et cette fois-ci, je suis la reine de la fête. Je vais devoir voyager d'un district à l'autre, recevoir les acclamations des foules secrètement hostiles, contempler le visage des familles dont j'ai tué les enfants...

Comme le soleil persiste à monter dans le ciel, je décide de me lever enfin. Toutes mes articulations protestent. Ma jambe gauche est restée engourdie si longtemps que la circulation sanguine met plusieurs minutes à se rétablir. Je suis dans les bois depuis trois heures, mais faute d'avoir vraiment chassé, je risque de rentrer bredouille. Cela n'a plus d'importance pour ma mère ni pour ma petite sœur, Prim. Elles ont les moyens d'acheter de la viande chez le boucher, à présent, même si nous aimons toujours autant le gibier. Mais mon ami Gale Hawthorne et sa famille ont besoin de se nourrir. Pas question de les laisser tomber. J'entame le circuit d'une demi-heure le long de notre ligne de collets. Quand nous étions à l'école, nous consacrions nos après-midi à chasser, à relever nos pièges et à cueillir des fruits ; et il nous restait encore assez de temps pour rentrer faire un peu de troc en ville. Mais maintenant que Gale travaille dans les mines de charbon, et que je n'ai rien d'autre à faire de mes journées, je m'en charge seule.

À cette heure-ci, Gale a sans doute déjà pointé à la mine. Après être descendu dans les profondeurs de la terre à bord d'un ascenseur vertigineux, il doit piocher dans une veine de charbon. Je sais à quoi ressemble une journée, là-dessous. Chaque année, avec l'école, notre classe venait visiter les mines. Gamine, je trouvais ça désagréable, sans plus : les galeries suffocantes, l'air rance, l'obscurité poisseuse... Mais, après la mort de mon père et de plusieurs autres mineurs dans un coup de grisou, je ne voulais même plus monter dans l'ascenseur. La visite annuelle devenait une source d'anxiété abominable. Deux fois, je me suis rendue malade au point que ma mère m'a gardée à la maison, persuadée que j'avais attrapé la grippe.

Je pense à Gale, qui n'est heureux que dans la forêt, avec de l'air frais, du soleil et de l'eau pure. Je ne sais pas comment il fait pour tenir le coup. Enfin... si, je sais. Il serre les dents, parce que c'est la seule manière de nourrir sa mère, ses deux jeunes frères et sa petite sœur. Dire qu'aujourd'hui j'ai de l'argent à la pelle, largement de quoi faire vivre nos deux familles, et qu'il refuse la moindre pièce ! Il rechigne même à accepter la viande que je leur apporte. Pourtant, il aurait sûrement subvenu aux besoins de ma mère et de Prim, si j'étais morte au cours des Jeux. Je lui raconte que je fais ça pour moi, que je deviendrais cinglée à rester assise toute la journée sans rien faire. Néanmoins, je m'arrange toujours pour passer déposer le gibier en son absence. Ce qui n'est pas bien difficile vu qu'il travaille douze heures par jour.

Je ne le vois que les dimanches, quand nous nous retrouvons dans la forêt pour chasser ensemble. Ça reste pour moi le meilleur jour de la semaine, même si ce n'est plus comme avant, à l'époque où on se disait tout. Même ça, les Jeux l'ont gâché. J'espère qu'avec le temps on pourra retrouver notre complicité d'autrefois, mais, au fond de moi, je sais bien que ça n'arrivera pas. On ne revient jamais en arrière.

Ma tournée des collets est fructueuse : je ramasse huit lapins, deux écureuils, et un castor qui s'est empêtré dans une nasse en fil de fer confectionnée par Gale. Gale est le roi des pièges. Il les accroche à des branches repliées qui, quand elles se détendent, hissent le gibier hors de portée des prédateurs ; il sait disposer des rondins en équilibre sur des baguettes fragiles qui se brisent au moindre frôlement, ou tisser des paniers sans issue dans lesquels les poissons viennent se prendre. Je relève les pièges l'un après l'autre, en les retendant avec soin. Je sais que je n'aurai jamais son œil, son instinct pour deviner avec précision le passage du gibier. C'est plus que de l'expérience. Il a un véritable don. Comme celui qui me permet d'abattre mes proies d'une seule flèche, dans une obscurité quasi complète.

Le temps que je regagne le grillage qui entoure le district Douze, le soleil est déjà haut. Comme toujours, je prends un moment pour écouter, mais on n'entend aucun bourdonnement électrique dans les maillons. Ce n'est pratiquement jamais le cas, même si le grillage est censé rester sous tension en permanence. Je me faufile par-dessous et je me retrouve dans le Pré, à quelques pas de mon ancienne maison. Nous avons pu la conserver, car, officiellement, c'est toujours là qu'habitent ma mère et ma sœur. Si je mourais aujourd'hui, elles seraient obligées d'y retourner. Mais pour l'instant elles profitent de ma nouvelle maison au Village des vainqueurs, et je suis la seule à me servir de cette minuscule bicoque où j'ai grandi. Il n'y a que là que je me sente vraiment chez moi

Je m'y rends pour me changer. Troquer le vieux blouson en cuir de mon père contre une veste de laine fine un peu trop serrée aux entournures. Enlever mes bottes de chasse assouplies par les ans pour enfiler une coûteuse paire de chaussures, que ma mère juge plus appropriée à mon statut. J'ai déjà caché mon arc et mes flèches dans un tronc creux de la forêt. Bien que je ne sois pas en avance, je m'attarde quelques minutes dans la cuisine. Avec son poêle éteint et sa table sans nappe, l'endroit a l'air abandonné. Je regrette un peu notre ancienne vie. Nous avions du mal à joindre les deux bouts, mais au moins je savais qui j'étais, je me sentais à ma place. Avec le recul, j'étais beaucoup plus en sécurité qu'aujourd'hui, où je suis riche, célèbre et haïe par les autorités du Capitole.

Un miaulement à la porte de derrière me fait sursauter. Je vais ouvrir à Buttercup, le vieux matou de Prim. Il déteste presque autant que moi notre nouvelle maison. Dès que ma sœur part à l'école, il en profite pour se sauver. Nous qui n'avons jamais été fous l'un de l'autre, voilà qui nous rapproche. Je le laisse entrer, je lui tends un bout de lard de castor, je le caresse même un moment entre les oreilles.

— Tu es vraiment vilain, tu sais ? dis-je. (Buttercup quémande encore quelques caresses, mais il faut qu'on parte.) Allez, amène-toi. Je l'attrape sous le ventre, saisis ma gibecière et sors de la maison. Le chat m'échappe et disparaît sous un buisson. Mes chaussures me font mal aux pieds tandis que je m'éloigne le long de la rue charbonneuse. En coupant par les ruelles et les arrière-cours, j'arrive chez Gale en quelques minutes. Sa mère, Hazelle, m'aperçoit par la fenêtre. Elle est penchée au-dessus de l'évier de la cuisine. Elle s'essuie les mains sur son tablier et vient m'ouvrir la porte.

J'aime bien Hazelle. J'ai du respect pour elle. Le coup de grisou qui a emporté mon père a également tué son mari, la laissant seule avec trois garçons et une petite fille à naître. Moins d'une semaine après son accouchement, elle était dehors à chercher du travail. Hors de question qu'elle aille à la mine avec un bébé. Elle a convaincu certains commerçants fortunés de lui confier leur lessive. À quatorze ans, Gale, l'aîné de ses fils, est devenu le principal soutien de la famille. Il avait pris des tesserae, qui leur rapportaient un peu de blé et d'huile en échange d'inscriptions supplémentaires au tirage au sort de la Moisson. Sans compter qu'à l'époque c'était déjà un excellent chasseur. Mais tout ça n'aurait pas suffi à faire vivre une famille de cinq personnes si Hazelle n'avait pas résolu de s'user les doigts jusqu'à l'os sur sa planche à laver. En hiver, ses mains devenaient tellement rouges et gercées qu'elles saignaient à la moindre occasion. Ce serait encore le cas, d'ailleurs, sans la pommade que lui prépare ma mère. Hazelle et Gale se sont juré que les enfants – Rory, douze ans, Vick, dix ans, et la petite Posy de quatre ans – ne prendraient jamais aucun tessera.

Hazelle sourit devant mon tableau de chasse. Elle empoigne le castor par la queue.

— Ça va faire un bon ragoût. Contrairement à Gale, notre arrangement ne lui pose aucun problème.

— Et la fourrure est intacte, dis-je. Je trouve agréable de me trouver là avec Hazelle. De discuter des qualités de mon gibier, comme nous l'avons toujours fait. Elle me sert un bol de tisane brûlante, sur lequel je réchauffe avec reconnaissance mes doigts gelés.

— Vous savez, à mon retour de Tournée, je me disais que je pourrais emmener Rory avec moi quelquefois. Après l'école. Pour lui apprendre à tirer. Hazelle hoche la tête.

— Ce serait bien. Gale avait l'intention de le faire, mais il n'a que ses dimanches et je crois qu'il préfere te les réserver.

 

Je ne peux m'empêcher de rougir. C'est absurde, bien sûr. Hazelle me connaît mieux que personne. Elle sait parfaitement ce que je partage avec Gale. Je suis sûre que tout le monde nous imaginait déjà mariés, lui et moi, même si l'idée ne m'avait jamais effleurée. Mais c'était avant les Jeux. Avant que mon partenaire, Peeta Mellark, annonce qu'il était fou de moi. Notre relation est devenue un élément-clé de notre stratégie de survie dans l'arène. Sauf qu'il ne s'agissait pas uniquement de stratégie pour Peeta. En ce qui me concerne, c'est plus compliqué. Je sais seulement que Gale a eu du mal à encaisser la nouvelle. À l'idée que, pendant la Tournée de la victoire, Peeta et moi allons devoir recommencer à jouer les amoureux, j'ai la gorge qui se noue.

Je termine ma tisane et me lève de table.

— Je ferais mieux d'y aller. Je dois encore me faire belle pour les caméras. Hazelle me serre dans ses bras.

— Profite de la nourriture.

— Comptez sur moi.

 

Mon étape suivante est la Plaque, où j'avais l'habitude de revendre le gros de ma récolte. C'est un ancien entrepôt de charbon désaffecté depuis des années. Toutes sortes de commerces illégaux y ont fleuri, donnant naissance à un véritable marché noir. Vu les malfrats qu'il attire, l'endroit est fait pour moi : le braconnage aux alentours du district Douze est passible de la peine de mort.

Bien qu'on ne m'en parle jamais, j'ai une dette envers les habitués de la Plaque. Gale m'a raconté que Sae Boui-boui, la vieille marchande de soupe, a lancé une collecte pour nous aider Peeta et moi pendant les Jeux. Au départ, ça devait concerner seulement la Plaque, puis beaucoup de gens en ont entendu parler et ont tenu à apporter leur contribution. J'ignore combien elle a récolté exactement, mais je sais que, dans l'arène, le moindre don atteint un prix exorbitant. C'est donc en partie grâce à elle que j'ai réussi à survivre.

J'éprouve toujours une curieuse sensation à pousser la porte de l'entrepôt avec une gibecière vide, sans rien à négocier, et le poids de ma bourse pleine contre ma hanche. J'essaie de m'arrêter à tous les stands, de répartir mes achats de café, de petits pains, d'œufs, de fil ou d'huile. Dans la foulée, j'achète aussi trois bouteilles d'alcool blanc à une manchote du nom de Ripper, une victime d'un accident de mine qui a eu la jugeote de se reconvertir dans le commerce.

L'alcool n'est pas pour ma famille, mais pour Haymitch, qui nous a servi de mentor à Peeta et à moi au cours des Jeux. Il est acariâtre, brutal et, la plupart du temps, soûl comme un cochon. Mais il a tenu son rôle – et même mieux que ça –, car pour la première fois de l'histoire deux tributs ont pu gagner. Alors peu importe son caractère, j'ai une dette envers lui également, et pour toujours. Je pense à lui parce que, il y a quelques semaines, il est tombé à court d'alcool et n'a pu s'en procurer nulle part. Je l'ai vu en manque. Il tremblait, il hurlait de terreur devant des monstres invisibles. Il a flanqué la frousse à Prim et, franchement, ce n'était pas drôle pour moi non plus de le découvrir dans cet état. Alors, depuis, je me constitue une petite réserve en prévision de la prochaine pénurie.

Cray, notre chef des Pacificateurs, fronce les sourcils en me voyant avec mes bouteilles. C'est un homme entre deux âges, avec quelques mèches grisonnantes plaquées sur le côté de son visage rougeaud.

— Ce truc est trop fort pour toi, petite. Il sait de quoi il parle. Hormis Haymitch, Cray est le pire ivrogne que je connaisse.

— Oh, c'est pour ma mère, dis-je avec indifférence. Pour ses remèdes.

— C'est sûr que ce truc t'élimine n'importe quel microbe, admet-il, avant de poser à son tour une pièce sur l'étal.

En arrivant au stand de Sae Boui-boui, je me hisse sur le comptoir et lui commande un bol de soupe. On dirait un mélange de courge et de fayots. Un Pacificateur du nom de Darius vient s'en acheter un bol lui aussi, pendant que je mange. Il est l'un de mes préférés. Pas le genre à rouler des mécaniques, toujours prêt à plaisanter. Il doit avoir une vingtaine d'années mais ne paraît pas vraiment plus vieux que moi. Un je-ne-sais-quoi, dans son sourire, dans ses cheveux roux en bataille, lui donne une allure presque enfantine.

— Tu n'as pas un train à prendre ? me demande-t-il.

— Si. On passe me chercher à midi.

— Tu vas vraiment y aller comme ça ? Sans rien, sans même un ruban dans tes cheveux ?

Il donne une pichenette sur ma natte. Je repousse sa main avec un sourire.

— Ne vous en faites pas. Quand ils en auront fini avec moi, je serai méconnaissable.

— Bien, approuve-t-il. Pas question de faire honte au district, mademoiselle Everdeen. D'accord ? Il secoue la tête avec une commisération feinte, puis part rejoindre ses amis.

— Vous penserez à me rapporter ce bol, lui lance Sae Boui-boui en rigolant. Elle se tourne vers moi.

— Gale t'accompagne à la gare ?

— Non, il ne figure pas sur la liste. Mais je l'ai vu dimanche.

— Tiens ? Je croyais qu'on l'aurait inscrit automatiquement. Vu que c'est ton cousin, me dit-elle avec un clin d'œil.

Encore un mensonge concocté par le Capitole. Voyant Peeta et moi rester parmi les huit derniers dans les Hunger Games, des journalistes sont venus tourner un reportage sur nous. Quand ils ont voulu rencontrer mes amis, tout le monde les a adressés à Gale. Mais ça ne convenait pas, ça ne cadrait pas avec la comédie romantique que je jouais dans l'arène. Gale était trop beau, trop viril, nullement disposé à sourire ni à se montrer aimable devant la caméra. Cela dit, c'est vrai qu'on a un air de famille. On voit qu'on vient de la Veine, tous les deux. Les cheveux bruns et raides, le teint mat, les yeux gris. Alors, un petit malin a crié sur tous les toits que Gale était mon cousin. Je l'ai appris à mon retour, sur le quai de la gare, quand ma mère m'a dit : « Ton cousin est très impatient de te revoir ! » Et j'ai vu Gale, Hazelle et tous les enfants qui m'attendaient. Je n'ai pas eu d'autre choix que de jouer le jeu.

Sae Boui-boui sait que nous n'avons aucun lien de parenté, mais d'autres, qui nous connaissent pourtant depuis des années, semblent l'avoir oublié.

— Vivement que tout ça se termine, je murmure.

— Je te comprends, compatit Sae Boui-boui. Mais tu ne peux pas y échapper. Autant ne pas te mettre en retard...

Je ne sais pas si je vous ai donné envie de lire ce livre ....

 

je vous remets le lien du premier tome que j'avais lu ci-dessous ....

Je vous souhaite une bonne journée et à bientot pour de prochaines lectures ....

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 23:39

Bonjour à tous et à toutes,

 

Me revoilà pour vous parler de mes lectures ....

 

"Le secret des pierres" de Brigitte Varel

 

                    

Début du XXe siècle, au pied du massif de la Chartreuse.

Depuis des temps immémoriaux, une lignée de femmes se transmet des dons spéciaux qui sont exacerbés lorsque leur prénom commence par la lettre « M ».

Ainsi en est-il de Marie, une ravaudeuse, qui est initiée à la sorcellerie par sa grand-mère. Lorsque celle-ci est assassinée, Marie utilise ses pouvoirs pour la première fois en faisant périr le meurtrier sous les sabots d’un cheval. Mais une lettre, cachée dans la reliure d’un vieux grimoire, lui apprend que le don est une malédiction.

Effrayée, elle prénomme sa fille Jeanne.

Contrainte de cohabiter dans la ferme familiale avec sa bellesoeur, Marie comprend que celle-ci par jalousie a fait, contre elle, appel à un envoûteur.

Dans la guerre secrète qui s’engage entre les deux femmes, tous les coups sont permis. Quand Jeanne meurt en couches, Marie choisit le prénom du nouveau-né. Malgré la malédiction, l’enfant s’appellera Mathilde…

Je vous mets ci-dessous un extrait du début du livre ....

Juin 1659

La fièvre s'est communiquée à la foule venue de tous les comtés environnants ; masse de citoyens respectables et vertueux, excités par la perspective d'un châtiment public qui vient rompre la monotonie de leur vie quotidienne.

Les étroites ruelles de ce village de Franche-Comté sont noires de monde.

Les cloches sonnent un glas lugubre au-dessus d'une marée étrangement silencieuse qui se presse, piétine, envahit les maisons, débordant aux fenêtres ou grimpant jusque sur les toits. La pluie, qui tombait depuis deux jours, s'est enfin arrêtée.

La nature toilettée resplendit et le soleil reprend possession d'un ciel uni.

Sur la place Saint-Jean, les sergents ont incliné la pointe de leurs piques pour dégager un espace devant le portail de l'église.

Un peu avant midi, un cortège précédé d'une compagnie d'archers franchit la porte nord de l'enceinte. Viennent ensuite les confrères de la Croix, revêtus de leur funèbre cagoule et ceints d'une corde de chanvre où pend un chapelet. Ceux-ci sont suivis du maître de la haute justice et de plusieurs magistrats.

Derrière eux, les pieds nus et ensanglantés, se traîne une loque humaine, une femme aux yeux fous, le crâne rasé, la lèvre pendante, la respiration bloquée. On lui a passé une corde autour du cou. Enveloppant son corps maigre, les pans trop longs d'une chemise informe et sale traînent dans les dernières flaques boueuses. Elle ignore un grand diable de moine énervé qui l'exhorte au repentir. Le bourreau et ses valets ferment la marche.

Dès que la foule a aperçu la sorcière, une sourde clameur est montée vers le ciel limpide de juin.

Tous les regards sont fixés sur la condamnée ; on lui jette des pierres et des immondices, on l'injurie. Même ceux qui, en un temps, ont eu recours à sa magie. — Regardez ! Le signe ! Là, sur son crâne ! jette une commère à la vue perçante. — N'est-ce pas un H ? ajoute une autre qui a réussi à bousculer les gardes pour se rapprocher. — Non, un M ! C'est un M ! crie la première. — Ça veut dire quoi, sorcière ? hurlent plusieurs voix excitées. — M comme maudit ? — Comme Malin ! Avec qui elle fait commerce !

À travers les cris et la cohue, les femmes sont repoussées durement par les gardes, tandis que la procession fait halte devant l'église. Le bourreau pousse la malheureuse et la fait tomber à genoux. Elle reste ainsi, la tête basse, devant le curé qui lui impose un lourd cierge entre les mains et lui commande de demander pardon à Dieu pour ses crimes.

Dans un murmure indistinct, elle répète les paroles que lui souffle l'ecclésiastique, puis, relevant la tête, avoue, d'une voix étonnamment forte, presque fière, avoir vendu son âme à Satan, abjuré la Sainte Religion, assisté au sabbat et commis les sacrilèges les plus abominables.

La rumeur de la foule se mue en une protestation menaçante. Après quoi on lui présente un crucifix, qu'elle repousse, tout en refusant de prononcer en latin le confiteor. L'amende honorable ne sera pas dite. Sous les lazzis et les vociférations de la foule, le cortège reprend sa marche dans le même ordre et se dirige vers le lieu du supplice. Le peuple, avide de l'affreux spectacle, l'accompagne en braillant, couvrant le chœur des confrères de la Croix qui psalmodient.

Au champ du Jacquou se dresse le poteau, planté au centre d'un haut bûcher. Là, l'exécuteur et ses aides hissent la sorcière qui se débat et ne peut, durant un instant, dominer sa terreur. Ils la lient solidement au pieu, le visage tourné vers les magistrats impassibles. Accompagné de quolibets, le moine lui présente à nouveau le crucifix, mais dans un dernier sursaut de révolte, elle tourne la tête vers l'endroit où elle sait se tenir ses filles, et hurle, tandis qu'on tente de la faire taire : — Ma mort ne sera rien si vous me vengez, mes petites ! Nous sommes de la même race ! Nous avons le don ! Le don ! Utilisez-le contre ces ignares ! Rappelez-vous notre loi ! Rappelez-vous la lettre !

Un bref silence s'abat sur la foule possédée, que la condamnée met à profit pour ajouter d'une terrible voix rocailleuse, qui roule au-dessus des têtes figées, comme une malédiction : — Je vous prédis une descendance vengeresse ! Tous ces imbéciles ne comprennent rien ! Qu'ils soient maudits ! Nos générations futures leur démontreront notre force ! Je vous le promets !

Les cris et les huées explosent de nouveau, ponctués de poings levés et de gestes obscènes. — Qu'est-ce que c'est que cette histoire de lettre ? — Faisons leur sort à ses filles ! — Sus à ses rejetons !

À ces mots, dont elle sent tout le péril et qui font enfler le grondement sinistre, Marcelline ferme les yeux. On pourrait croire qu'elle refuse d'assister au mouvement malveillant qui ondule vers sa progéniture. Mais Marcelline n'a nul besoin de voir pour que la réalité s'imprime en elle ; un jeune homme pâle et déterminé faisant rempart de son corps à une jeune fille terrorisée et en pleurs, tandis qu'il en repousse violemment une autre, copie conforme de la première.

Marcelline sait qu'elle ne surestime pas l'amour et la force d'Eugène. Il sauvera au moins l'une de ses jumelles.

Là-bas, les mots du jeune homme, engloutis au milieu des grondements qui n'ont cessé de s'amplifier, atteignent sa conscience, bien que soufflés à voix basse. « Fuis ! l'entend-elle ordonner à Madeleine. Loin ! Le plus loin possible ! Oublie-nous. Que Dieu te garde ! » Et il sort une dague de sa redingote, la pointe en tous sens sur la marée humaine qui l'encercle et se rapproche. — Laissez ces jeunes filles ! hurle-t-il à la ronde. Dieu m'est témoin que je n'hésiterai pas une seconde à vous trouer la peau, bande de sauvages !

Derrière les paupières de Marcelline, dont les yeux clos irritent la foule, des images défilent. Peut-être la vision des lendemains à venir, qu'elle escompte effroyables. Ses lèvres desséchées s'étirent en un sourire figé.

La foule clame et brandit encore le poing, refusant au démon de s'octroyer un air de madone.

À cet instant, le bourreau passe un nœud coulant autour de son cou et, d'un mouvement sec, tire violemment en arrière.

Au même moment, les premières flammes s'élèvent. L'homme relâche la corde, et la tête de la suppliciée retombe en avant, inerte.

La multitude s'est subitement tue. On n'entend plus que la voix criarde du moine qui récite ses formules en aspergeant le bûcher d'eau bénite : « Exorciso te, creatura ignis... » Maintenant, tout s'enflamme. Les bûches crépitent, la fumée monte, enveloppant le corps que le feu a dénudé. La chaleur force les assistants à reculer, tandis qu'une atroce odeur de chair grillée s'impose sur la place, s'attarde sur la masse à présent perplexe.

Le mot « succube », prononcé à voix basse par le moine, affole plus d'une des commères, qui se signent et commencent à reculer. Il ne manquerait plus que le démon femelle revienne la nuit pour s'unir à leurs hommes.

Le poteau lui-même brûle comme une torche, longtemps, avant que tout ne s'écroule dans un grand jaillissement d'étincelles. Dès que le feu s'éteindra, le bourreau ramassera quatre pelletées de cendres et les dispersera vers chacun des points cardinaux. Des femmes fouilleront la poudre brûlante, à la recherche de dents ou de fragments d'os...

Eugène éponge son front moite et revient au centre de la pièce. Les coups ont cessé contre la porte et les volets clos, les cris ont décru dans sa rue. Mais ils ne sont pas sortis d'affaire pour autant. La populace ne lui pardonnera pas de s'être opposé à sa vindicte. Le goût pour le sang et le macabre de ses compatriotes a trouvé aujourd'hui matière à exulter, et il faudra plus que les heures à venir pour que ceux-ci recouvrent tout contrôle.

Le jeune homme jette un bref coup d'œil à sa montre de gousset, puis s'élance vers le lit aux rideaux ouverts d'où s'échappent des pleurs violents.

Mélina, couchée à plat ventre sur une courtepointe de laine, tressaute à chaque sanglot. Eugène s'émeut du spectacle éclairé par un vieux candélabre à deux branches.

La nuque dégage un long cou gracile et blanc, que le jeune homme ne peut s'empêcher d'effleurer de la main. D'abord timidement, tout frémissant de ce premier toucher – caresse ô combien imaginée lors de ses rêves les plus fous d'elle ! Et puis ses doigts se font plus lourds, plus précis. Protecteurs. Définition du sentiment qui l'envahit devant la détresse infinie de la jeune fille.

Sans n'avoir jamais échangé un mot avec elle, il avait aimé attendre ses passages dans la rue. Il l'avait suivie parfois, toujours accompagnée de sa jumelle, et l'avait découverte vive et enjouée.

Il avait croisé les regards effrontés et rieurs des deux sœurs, avait entendu leurs prénoms, et s'était amouraché de la plus frêle des deux. Il n'avait aucunement écouté les commérages, des ragots colportés sous le manteau, qui évoquaient le danger à les fréquenter de trop près. Il n'avait écouté que son cœur.

Aujourd'hui, il a risqué sa vie pour elle. Son geste lui apparaît comme un engagement total. Il évacue toute pensée qui définirait sa défense comme la pire idiotie de sa vie, face à la folie des hommes. Mais il a défendu la femme qu'il aime. En aucun cas, il ne laissera quiconque lui faire du mal.

il, tout chamboulé de prononcer pour la première fois, à voix haute, le nom de la jeune fille. Tant que je serai là, tu ne risqueras rien.

Elle crispe ses doigts sur le sac de toile qu'elle serre tout contre elle depuis le matin. « Sa fortune », se dit Eugène, attendri.

Enfin, les sanglots s'espacent, faute de larmes et de forces. À la douleur d'avoir vu brûler sa mère et à celle d'avoir perdu sa sœur dans la cohue criminelle s'ajoutent l'usure de l'attente et des craintes pour le procès, la révélation de la haine insoupçonnée d'un peuple apeuré.

Depuis des jours, elle et Madeleine étaient restées tapies dans leur maison, à l'abri de toute vindicte.

Avaient-elles été bien folles de vouloir assister aux adieux de leur mère.

Un gémissement à fendre le cœur la fait replonger dans son abattement.

Eugène entrevoit alors une tache sombre, asymétrique, de la grosseur d'un sou, à la base de l'implantation des cheveux. Troublé, il glisse un doigt timide à travers les racines afin de tâter le cuir chevelu... Son cœur se met à battre plus fort. — Mon Dieu, Mélina, chuchote-t-il, ce signe, là... Est-ce le... signe qu'on a vu sur ta mère ?

Deux mains viennent prestement se croiser sur la nuque pour cacher la marque. Puis Mélina se retourne vers Eugène et le fixe, sans rien dire, de ses prunelles mouillées, le souffle court. Il a la certitude qu'elle devine ce qu'il pense.

Le silence entre eux s'éternise. Que voit Eugène dans ce regard pénétrant, d'où jaillit un éclair, un scintillement étrange ?... Ne dirait-on pas comme un éclat de diamant au centre de la pupille ?

Une étincelle qui irradie le brun de l'iris jusqu'à le dorer et qui, de près, lui donne un regard de fauve...

Que perçoit-il du message que Mélina lui transmet, à travers son mutisme ? « Une sorcière... », ne peut-il s'empêcher de penser, assailli de sentiments divergents. Il détourne son regard pour masquer son embarras, et s'écarte pour se diriger vers la porte du fond qui donne sur un étroit couloir. Avant de l'ouvrir et de la franchir, il se retourne vers elle et pose un doigt en travers de ses lèvres. Il a besoin d'une courte pause. C'est cela, d'un instant de répit. Histoire de retrouver tout son bon sens.

Le silence règne dans l'immeuble, il s'avance vers l'escalier aux marches usées qui mène à l'étage, chez ses logeurs, le père et la mère Martin qui – rares sont ceux qui n'ont pas suivi les imprécations de la foule – sont restés chez eux. Il gratte à leur porte.

Une tête chenue lui ouvre, une main le tire vivement à l'intérieur. — Ils viennent de mettre le feu à sa maison ! Regardez !

Eugène s'approche de la fenêtre ouverte pour assister au châtiment ultime; après sa mort, la disparition des biens de Marcelline Potier.

L'air est empli de minuscules particules noires et charrie une âcre odeur de brûlé.

Eugène regarde d'un œil morne les flammes, à deux rues d'ici, qui lèchent déjà le toit de l'habitation et se dressent vers les cieux, doigts de feu dansant la gigue à travers une épaisse fumée noire, faisant encourir grand danger aux maisons voisines. — Ils ont perdu tout entendement, dit le vieil homme en secouant la tête. Pourtant, parmi eux, il y en a qui l'ont souvent sollicitée, la sorcière. — Ce sont ceux-là, les pires, acquiesce lentement son épouse. Et s'ils mettent la main sur les petites... c'en est fini d'elles.

Des cris et des exclamations fusent, entre villageois avides de représailles et sauveteurs qui se précipitent.

La rue est le théâtre d'une seconde immolation à la démence humaine. Eugène sait que son temps est compté dans le village, puisqu'il a pris la décision de ne pas abandonner Mélina et que sa survie dépend de leur fuite. — Monsieur Eugène ! Vous ne deviez partir qu'au printemps prochain ! — J'ai une proposition chez Maître Tournier, à Besançon.

Les Martin sont pris au dépourvu. Ils aiment bien cet étudiant discret et serviable. Quand Eugène les quitte, après avoir réglé son loyer, ils ne le soupçonnent pas d'attendre la faveur de la nuit pour s'éloigner du village. Les pas du jeune homme leur semblent juste plus lourds que d'habitude dans l'escalier de bois.

Tout en descendant les marches, ce dernier se passe les mains sur le visage. S'il craint encore, pour Mélina, une pendaison ou une lapidation sauvage, il n'ose penser à ce qu'il a pu advenir de Madeleine qu'il a abandonnée, encerclée de loups sanguinaires.

 

                                     

C'est une histoire qui se déroule sur plusieurs générations de femmes ,

un livre ou la sorcellerie est héréditaire, on se transmet la magie de M en M,

on y retrouve la rivalité féminine, de la romance, des histoires de familles comme il y en avait dans nos campagnes,

 

bref !!! encore un livre que  j'ai bien aimé ....

 

Je vous souhaite une très bonne lecture et à bientot !!

 

 

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